Fiche d'espèce · Boidae

Candoia aspera

Fiche d'élevage complète et registre génétique des morphs du boa terrestre de nouvelle-guinée — paramètres de maintenance, alimentation, reproduction et calculateur d'accouplement.

Viper BoaNew Guinea Ground BoaPapuan Ground BoaBoa vipèreAspera
Taille adulte
60–90 cm
Longévité
15–20 ans
Difficulté
Intermédiaire
Tempérament
Nocturne
Activité
Nocturne
Reproduction
Vivipare
01

Conditions d'élevage

Boa terrestre de Nouvelle-Guinée — origine : Nouvelle-Guinée (Indonésie : Papouasie / Papouasie occidentale ; Papouasie-Nouvelle-Guinée) et archipels voisins. Forêts humides, litière et zones marécageuses de basse altitude..

Gradient thermique du terrarium

Nuit min22 °C
Point froid24–26 °C
Point chaud28–30 °C

Espèce nocturne de basse altitude : gradient doux, PAS de vrai point chaud héliophile. Chauffer par le dessous ou par câble/panneau sur un thermostat ; éviter toute surchauffe (>32 °C) qui peut être dangereuse. Baisse nocturne naturelle acceptée, sans descendre sous ~22 °C.

Terrarium (adulte)
90 × 45 × 45 cm

Terrarium terrestre horizontal, hermétique à l'humidité, avec substrat épais et abris. La surface au sol prime sur la hauteur ; quelques branches basses et cachettes des deux côtés du gradient.

Un adulte se contente d'un 90x45 cm au sol ; agrandir pour les grosses femelles. Prévoir au moins deux cachettes (côté chaud et côté frais) et une zone plus humide. Bonne ventilation malgré l'humidité élevée pour éviter l'air stagnant.

Humidité
70–90 %

Humidité élevée et stable (mœurs de milieu marécageux). Brumiser et maintenir une zone de substrat humide ; éviter cependant un substrat détrempé et croupissant qui favorise les infections cutanées et respiratoires.

Substrat
Fibre de cocoSphaigne (mousse humide)Terreau/écorce d'orchidéePaillis de cyprès

Substrat épais retenant l'humidité pour permettre l'enfouissement partiel. Ajouter une poche de sphaigne humide comme zone de mue. Éviter les copeaux résineux (pin/cèdre) et tout substrat poussiéreux.

UVB
Optionnel

Non indispensable (espèce nocturne). Un UVB faible (tube T5 ~5 %, indice UV 1-2) est bénéfique pour le rythme et le métabolisme, mais reste optionnel s'il existe de vraies zones d'ombre et cachettes.

Point d'eau
À volonté

Grand récipient d'eau propre en permanence, assez large pour permettre l'immersion (mœurs semi-aquatiques). Renouveler fréquemment ; une eau souillée favorise les infections. Contribue aussi au maintien de l'humidité.

Origine
Boidae

Nouvelle-Guinée (Indonésie : Papouasie / Papouasie occidentale ; Papouasie-Nouvelle-Guinée) et archipels voisins. Forêts humides, litière et zones marécageuses de basse altitude.

02

Alimentation & santé

Régime

Carnivore — Petits rongeurs (souriceaux à souris adultes selon la taille) ; à l'état sauvage, aussi grenouilles, lézards et petits mammifères.

MÉTABOLISME EXTRÊMEMENT LENT (plus lent que le python royal) : nourrir avec parcimonie — proie modeste toutes les 2 à 4 semaines pour un adulte — au risque d'obésité rapide. Les spécimens sauvages peuvent être spécialisés sur grenouilles/lézards et refuser les rongeurs au début ; un transfert progressif (odeur, proies frottées) est parfois nécessaire.

Reproduction
Vivipare

Portées étonnamment nombreuses pour la taille de l'animal. Cycle reproducteur lié à un léger refroidissement/variation saisonnière ; gestation longue. Séparer et démarrer les nouveau-nés individuellement.

Points de vigilance santé
  • Parasites internes (nématodes, protozoaires) et acariens externes, très fréquents chez les spécimens sauvages importés — quarantaine et bilan coprologique indispensables
  • Infections respiratoires liées à un substrat détrempé, une ventilation insuffisante ou des températures trop basses
  • Obésité et stéatose hépatique par suralimentation (métabolisme très lent)
  • Mues difficiles / dysecdysis et rétention de mue si l'humidité est trop basse
  • Régurgitations et stress alimentaire, notamment chez les imports sauvages mal acclimatés
03

Morphs & génétique

Registre de 2 gènes documentés pour Boa terrestre de Nouvelle-Guinée.

  • Anerythristic (Hypothetical) aneryRéc
  • Hypomelanistic (Hypothetical) hypoDom.i
04

Calculateur d'accouplement

Choisis le génotype de chaque parent — les probabilités de la portée se recalculent en direct. Gratuit, sans inscription.

🧬

Boa terrestre de Nouvelle-Guinée × Boa terrestre de Nouvelle-Guinée

Probabilités par gène (loci indépendants).

GèneParent AParent B
Portée attendueSélectionne au moins un gène chez un parent.
05

Questions fréquentes

Les réponses aux questions les plus courantes sur l'élevage du boa terrestre de nouvelle-guinée.

Quelle taille et quelle silhouette a le boa terrestre de Nouvelle-Guinée ?▾
C'est un boa petit à moyen, de 60 à 90 cm, mais extrêmement trapu : son corps en forme de saucisse est couvert d'écailles fortement carénées, rugueuses comme une lime. Les femelles sont nettement plus massives que les mâles et certaines approchent les 100 cm.
Ce serpent est-il venimeux puisqu'il ressemble à une vipère ?▾
Non, il n'est absolument pas venimeux : c'est un constricteur inoffensif. Son apparence imite cependant celle du serpent venimeux Acanthophis (Death Adder), un mimétisme qui peut prêter à confusion sur le terrain, d'où son surnom de boa vipère.
Est-il agressif et peut-on le manipuler ?▾
Il est généralement placide et lent, mais peut se montrer défensif sous l'effet du stress : sifflements, aplatissement du corps, morsures d'avertissement et projection de musc. Les spécimens capturés en milieu sauvage, qui constituent la quasi-totalité du commerce, sont souvent plus nerveux et fragiles au départ.
Quelles dimensions de terrarium prévoir ?▾
Un adulte se contente d'un terrarium terrestre horizontal de 90 x 45 x 45 cm, la surface au sol primant sur la hauteur ; il faut l'agrandir pour les grosses femelles. Prévoyez au moins deux cachettes, une côté chaud et une côté frais, plus une zone de substrat plus humide.
Quelles températures maintenir ?▾
C'est une espèce nocturne de basse altitude : visez un côté chaud de 28 à 30 °C et un côté frais de 24 à 26 °C, sans jamais descendre sous 22 °C la nuit. Aucun véritable point chaud de lézardage n'est nécessaire, et il faut éviter toute surchauffe au-dessus de 32 °C, qui peut être dangereuse.
Quel taux d'humidité lui faut-il ?▾
Étant un animal de milieu marécageux, il demande une hygrométrie élevée et stable, de 70 à 90 %. Maintenez une zone de substrat humide et brumisez, mais évitez un substrat détrempé et croupissant, qui favorise les infections cutanées et respiratoires.
Quel substrat choisir ?▾
Optez pour un substrat épais retenant l'humidité, comme la fibre de coco, la sphaigne, le terreau d'orchidée ou le paillis de cyprès, pour permettre l'enfouissement partiel. Ajoutez une poche de sphaigne humide comme zone de mue, et proscrivez les copeaux résineux de pin ou de cèdre ainsi que tout substrat poussiéreux.
À quelle fréquence faut-il le nourrir ?▾
Son métabolisme est extrêmement lent, plus lent encore que celui du python royal : un adulte se contente d'une proie modeste toutes les 2 à 4 semaines. Nourrir davantage conduit vite à l'obésité et à une stéatose hépatique, un risque majeur chez cette espèce.
Que faire s'il refuse les rongeurs ?▾
Les spécimens sauvages sont parfois spécialisés sur les grenouilles et les lézards, comme dans la nature, et boudent les rongeurs au début. Un transfert progressif par la technique du scenting, en frottant la proie d'une odeur d'amphibien ou de lézard, est parfois nécessaire pour les faire passer à la souris.
Comment se reproduit ce boa ?▾
Il est ovovivipare et met au monde des petits vivants, avec des portées étonnamment nombreuses pour sa taille, de 10 à 40 néonates. Le cycle est lié à un léger refroidissement saisonnier, la gestation est longue, et il faut séparer et démarrer les nouveau-nés individuellement.
Un éclairage UVB est-il indispensable ?▾
Non, l'UVB n'est pas indispensable pour cette espèce nocturne. Un rayonnement faible, de type tube T5 à 5 % avec un indice UV de 1 à 2, reste bénéfique pour le rythme et le métabolisme, mais demeure optionnel dès lors que de vraies zones d'ombre et des cachettes existent.
Quels problèmes de santé surveiller, surtout chez un import sauvage ?▾
Les parasites internes et les acariens externes sont très fréquents chez les spécimens sauvages importés : quarantaine et bilan coprologique sont indispensables. Surveillez aussi les infections respiratoires liées à un substrat détrempé ou à des températures trop basses, l'obésité par suralimentation, les mues difficiles quand l'humidité chute, et les régurgitations liées au stress d'importation.

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